Voila, c'est fini... Erik Gerets ne sera pas l'entraîneur de l'OM la saison prochaine. Une phrase va sans nul doute créer la polémique : "Je peux vous jurer sur la tête de mes enfants que si avant fin mars on m'avait fait une proposition d'au moins deux ans, je l'aurais acceptée"
Gerets voulait rester, Dreyfus ne l'a pas appelé...
Gerets souhaitait en effet rester à Marseille mais entre l'intervention de Robert Louis Dreyfus dans la presse en début d'année et fin mars, le coach olympien n'a eu aucune nouvelle, pas un coup de fil, de l'actionnaire principal. Une situation qui a contraint l'entraîneur belge, selon ses mots, à assurer ses arrières et à penser à un départ. Très clairement, Gerets remet en cause RLD. S'il y a une personne responsable du départ du coach belge, c'est bien Dreyfus. "L'interview de Robert Louis-Dreyfus m'a perturbé. Je ne l'ai pas comprise (...) Malgré mon travail, il y avait un manque de reconnaissance, de confiance, surtout."
Pape Diouf n'a rien pu faire !
Le président de l'OM, Pape Diouf s'est donc retrouvé dans une situation délicate, ne pouvant proposer la prolongation de contrat qu'attendait Gerets car RLD voulait lui attendre la fin du championnat. "Je suis triste que cette offre ne soit pas venue de sa part. D'un autre côté, il était dans une situation où il ne pouvait faire ni l'un ni l'autre. Je ne lui en veux pas" a insisté Gerets sur RTL qui a rendu hommage à son président, qui lui, a cru en lui. Est-ce que ce nouvel épisode de la vie olympienne poussera Diouf à réfléchir lui aussi à un départ ?
Des regrets et des explications à donner...
Après trois mois sans nouvelle, Gerets a pris la décision de partir fin mars : "A un moment donné, je me suis dit : je ne peux plus attendre. J'ai pris la décision de quitter ce club, le premier où j'ai connu des sensations pareilles. C'est dommage, car en 5 minutes, ce problème aurait été réglé. Mais à un moment donné on a aussi sa fierté" a-t-il conclu. Des explications qui laissent des regrets immenses et qui mettent très clairement en cause l'actionnaire principal de l'OM. Les supporters attendent désormais des explications de la part de ce dernier...
La presse de mardi titrait sur votre départ de l'Olympique de Marseille. Confirmez-vous cette information ?
Oui. Cela fait quelques temps que j'ai pris cette décision. Mais vu l'importance de tout ce qui se passe pour mon équipe, avec les matches qui nous attendent, j'avais voulu attendre au moins la semaine prochaine pour l'annoncer et calmer tout le monde. On a quand même un match extrêmement important ce week-end. Mais, avec cet article qui est paru, j'étais obligé de réagir dès aujourd'hui et comme ça, ce que je dis là sera dans les journaux, à la télévision, à la radio, partout dès ce mercredi et on sera tranquilles après. Les joueurs tout comme moi pourrons nous concentrer à 100% sur ce qui est important : essayer d'être champion de France à la fin de la saison.
Avez-vous des regrets ?
Il y a certainement des regrets, mais il y a aussi des satisfactions. Les 22 ou 24 joueurs du vestiaire qui m'ont régalé. Ils ont fait jusqu'à maintenant un championnat exceptionnel, et ça c'est quelque chose qui restera dans ma tête. En plus, je n'avais jamais ressenti quelque chose de comparable à ici. Je ne pensais pas que ce serait possible après ce que j'avais vécu à Istanbul, où j'ai vraiment été heureux. En partant de Turquie, je me disais que je partais avec un petit coffre plein d'émotions pour les moments où je serai seul et où je me sentirai mal après. Maintenant, ce petit coffre ne sera pas assez grand avec tout ce que j'ai vécu jusqu'à maintenant à Marseille. Les sentiments, les frissons qu'on m'a donnés c'est impossible à raconter à quelqu'un. C'est tellement bon que je ne veux pas gaspiller cette bonne ambiance. Ca a été trop positif, et je ne vais certainement pas l'oublier.
Craignez-vous que l'annonce de votre départ puisse perturber vos joueurs dans cette fin de saison ?
Non. Il y a des gens qui voyaient dans le fait que je n'avais pas encore renouvelé mon contrat le signe que j'allais partir. Les joueurs avaient eu le même sentiment. Il y a l'un ou l'autre joueur que j'avais déjà mis au courant. Et vous avez vu quel comportement ils ont eu à Lille ? Je leur ai annoncé la nouvelle cet après-midi, et je ne peux pas dire qu'ils étaient choqués. Ils ont compris qu'entraîneur était un métier spécial, où tu peux être un jour à un endroit, et le lendemain ailleurs.
Non, on vit des moments merveilleux ensemble. Et tout le monde a compris qu'on va aller jusqu'au bout de la même façon, avec la même ambiance dans l'équipe. Ca ne va certainement pas perturber les joueurs.
A quel accueil vous attendez-vous samedi contre Toulouse ?
J'espère que les supporters seront derrière mon équipe, et qu'ils continueront d'adorer les prestations de mes joueurs. C'est le plus important. S'ils ne me pardonnent pas, cela me touchera, mais je dois vivre avec. Cela n'empêchera pas de garder pour le reste de ma vie la chaleur que m'ont donnée les gens.
On sent qu'il y a beaucoup d'émotions dans votre voix quand vous parlez de ce club, de ces joueurs et du public olympien...
Peut-être trop...